Hop deux nouvelles créas, une là et une içi. Assez différentes, j’aime assez. Une créée en une fois sans frais, live avec enregistrements en une prise à froid, et l’autre faite en revenant plusieurs fois dessus avec layering et autres astuces de mixage… La façon de travailler joue grandement sur la finalité c’est intéressant à tester, en dehors de l’intérêt de travailler sa flexibilité. J’ai souvent beaucoup d’images dans la tête en créant du son, tout les instruments et sons m’évoquent des couleurs, une certaine intensité de lumière, des formes, des animations… Depuis l’enfance hein, je vous vois venir :p. Je ne sais pas si j’ai une synesthésie mais en tout cas, j’aime bien cette sensation. Il faut que je l’exploite plus en avant…
Mais c’est toujours difficile de créer sans idée ça, il n’ y a rien à faire. Je regardais un documentaire sur le fameux Marcus Miller, bassiste/producteur, master de la slapping bass. Bon je suis pas fan hein pour la simple et bonne raison qu’il est tellement bon, que si je passais mon temps à l’écouter, je passerais mon temps à essayer de le copier et ils sont déjà un paquet à le faire… Bref à un moment il parle de son boulot de production pour un des derniers disques de Miles Davis, Tutu qu’il a composé pour lui. Miles l’appelle un soir et lui demande s’il pouvait lui préparer des instrus. Marcus raccroche et raconte que dans la seconde, il avait la ligne de basse du thème principal de Tutu en tête.
Voilà pourquoi il faut des projets, des idées et que sans eux tu peux créer, mais c’est très difficile de s’arracher, de sortir ses tripes de s’élever tout seul, pour soi même. D’un coup avec une finalité tout l’apprentissage se mets à couler de source, à servir le projet. J’ai déjà ressenti ce truc plusieurs fois -l’excitation qui démultiplie la créativité d’un claquement de doigt- ce truc et de voir que ça arrive aux plus grands me rassure.
Et donc c’était pour dire rien du tout. A la suite.



Four Brothers. Je m’attendais à le descendre mais en fait j’ai beaucoup aimé. Forcément vu le thème me direz vous. C’est aussi un film de John Singleton, pas un grand nom du cinéma mais faisant parti du cercle très fermé des réalisateurs de film noirs. Je le connaissais surtout pour ses talents de scénariste pour Boyz in the Hood (qui avait pas mal fait de bruit quand il est sorti) et Higher Learning (merci imdb pour le rappel). J’avoue que dans le genre action/drame, ça le fait… Un bon film, façon blaxploitation un peu… Avec une bande son excellente, ultra classique (The Temptations, Marvin Gaye, Four Tops…) mais tellement bonne… J’adore les voix de Mark Wahlberg et de Andre Benjamin plus connu sous le pseudo AIM d’Andre 3000.
Sin City. Bon je connais pas la bd -gros tort ?..-, mais ça m’a laissé un joli goût de total ovni assez sympathique. L’image est top, les histoires pas mal mais je sais pas… Ca me ferait presque le même effet que Fantastic Four. En plus soigné, plus design, mais sinon je me fais chier devant ce genre de cinéma je crois… Ah oui, il ya Jessica -je trouve que tu fais un peu 16 ans- Alba et puis Rosario -je trouve que (pitch -12) "mmmmmmmh"- Dawson, dites Gail. Ouais enfin ça suffit pas hein…
Revolver. De Guy Ritchie, réalisateur de Snatch, mari de Madonna et videoclip maker de génie (mattez le fabuleux clip "What It Feels Like For A Girl"). Encore de l’image bien léchée. Des plans terribles. Des situations géniales, des acteurs excellents (aaah il m’a arraché une larme le Ray Liotta), [SPOILER]Moment terrible qu’est celui où notre transporteur préféré, dans son ascenseur se pose à peu près 40 milliards de questions sur ce qu’il doit faire ou pas[/SPOILER]. Un film de gangster mais en fait non. Andre 3000 is cool et rentre à merveille dans son rôle.Un film surprenant. Il faut que je le revois.
Be Cool. Une histoire de base, un casting excellent. Ca passe. Très bien même.
Kung Fu Hustle. Rien à dire, une belle claque dans la tronche. C’est poétique, ya de l’action de l’humour, des effets spéciaux -je pense aux trucages nums surtout, les cascades sont topissimes bien sur- un peu just mais une vraie sensation que le réalisateur Stephen Chow s’en donne à cœur joie. Pour notre plus grand bonheur. Des combats époustouflants…. Satire, action, divertissement, réflexion, tout est mélangé. La culture manga au cinéma. Encore, encore, encore…
Brice de Nice. Bon euh faut comprendre que perso je passe à travers tout matraquage médiatique, en dehors du métro. No Tv, no radio, anti pop ups, je passe ma vie dans une sorte de bulle quasiment sans pub. Alors c’est comme si j’en avais jamais entendu parler de ce film. L’Igor d’Hossegor m’a bien fait poilé et le film évite assez astucieusement les pièges de ce genre de portage. Le montage est remarquablement bien foutu (j’ai l’impression que c’est le domaine dans lequel la France excelle en terme de ciné), ya un ptit message -pas juste 100% déconn quoi- à l’américaine… Ca m’a fait passer un bon moment, je dois l’avouer. Maintenant, quand vous voulez du gr0ove dans la bande son, s’i vous plait s’il vous plait, arrêtez de récupérer le sempiternel Give me the Night de mon pote George Benson… Putain ce que c’est lourd…
Thirteen. Je voulais pas le voir pendant longtemps. Je m’étais tapé Ken Park déjà. Et Bully peu de temps avant. J’avais déjà donné dans le genre. Et puis en voyant la jaquette -et les récompenses de festivals-, j’ai pensé à ma petite sœur, qui vient de les avoir ses 13 ans. Je l’ai un peu retrouvé dans ce film sauf que là c’est une petite fille sans encadrement, livrée à elle ou presque là où ma sœur est sur-encadrée, ce qui me fait un peu peur mais bref. Thirteen, ou le portrait d’ados que je croise de temps en temps dans les transports, aux Halles et autres centres de consommation, avec les même manies, les même gimmicks… C’est bien filmé -un peu façon reportage-, la rapidité de mouvement évite le malaise qu’on peut retrouver dans les films de Larry Clark. Le white-trash, on te le fait passer pour rigolo à la Jackass, mais c’est pas si fun que ça…