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Me Myself&I

Chaude la créa, chaude

Chuis rinçé de retour du parc, deux heures et demi à jouer debout… J’ai filé mon casque à une splendide petite blonde, j’ai commencé à jouer, ses yeux se sont écarquillés et on s’est mis à danser tout les deux. "MAMAN JE L’ENTENDS!!". Merveilleux. J’arrête pas de créer et même carrément je me fais copier à mort.

Sans télé depuis cinq ans, ça laisse du temps. Vous connaissez Tumblr ? C’est un site de création d’aggrégation plutôt chouette, ça permet de linker facilement et rapidement toutes sortes de choses. J’en ai un et j’y colle seulement (en tout cas pour le moment) des instantanés de mes voyages sur la toile sous forme de citations ou d’images en général…

*One More Time* 


Sskizo hotness.

Voilà ce que j’avais mis il y a quelques temps, frappé par la chaleur qui s’en dégage (et l’envie d’être l’appareil tof, ouirhoo). Et bien je vous le donne dans le mille, on m’a piqué mon post deux fois ! Merci miss Oeil de Moscou (Sskizo, son Flickr, ses cops).

D’accord c’est pas vraiment de la création de faire un lien et d’écrire un mot, mais si un peu. Je suppose que ma description fait mouche sinon ils auraient seulement gardé l’image…

Sur Twitter je fais des rimes, des fois c’est bidon (en full english t’es marrant toi, pas évident non plus) et des fois ça le fait bien. Je m’entraine pour le jour ou j’écrirais des paroles pour des instrumentaux.

D’ailleurs je fini un remix qui s’est transformé en reprise: j’ai quasi tout rejoué. J’ai trop de mal à rester au sample et à bidouiller à ce niveau, je veux contrôler tout mon son. Pour sonner différent. Je suis dans cette phase si importante du pré-mix, mix et des dernières idées créatives à intégrer avant le refermement du couvercle via mastering…

 Bref, j’ai perdu les eaux et je le sens venir. (faites pas aaah comme ça)

Merde, faudrait que je bouffe aussi. (le Ohpi-naise de rigueur me fait penser qu’il faudrait que je saute sur les Simpsons avant qu’il ne disparaisse des salles, j’avais prévu d’aller le voir cette semaine et puis il y était pas, j’ai vu Persépolis j’en reparlerais)

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Audio&Games

Speed Play

Je regarde ces derniers temps beaucoup de speed demos de jeux où les joueurs tentent de finir un jeu en un minimum de temps. C’est juste super intéressant:

  • C’est quand même sympa de voir jouer quelqu’un qui maitrise un jeu sur le bout des doigts.

     

  • La qualité du level design est immédiatement palpable: il est très facile de sentir si les patterns sont intéressants ou pas.

     

  • La qualité de finition est également palpable: le joueur dans une speed demo s’efforcera d’utiliser tout les "exploit bugs" possibles.

     

  • Je me tape tout les sons d’un jeu, en condition réelle et avec même l’abus des joueurs (genre j’utilise mon boost à tout bout de champ), priceless.

     

  • Les démos sont faites avec le générique de fin et les crédits complets, ce qui permet de reconnaitre des gens ou de comprendre en quoi une équipe de dix personnes pour l’audio permet de faire des trucs super chouettes.

     

Et c’est là qu’on voit le savoir-faire et que rien ne trompe: regarder le speed run de Quake4 ou F.E.A.R ou Doom3 est d’un ennui mortel, regarder le speed run d’un HL², d’un BG&E ou de Zelda Twilight est presque une série en soi et ce dernier est devenu une référence absolue en game design (non chuis pas fan de Zelda, j’en ai jamais fini un): c’est fluide, c’est beau et je suis clairement persuadé qu’on est bien plus des salopes de l’effet visuel que du polygone, tout ce qui est halo, jets de lumières, reflets est une drogue pour les yeux bien plus que la modélisation et les textures. BG&E -2003- est remarquablement beau, encore aujourd’hui. Et cette fluidité qui régale le cerveau et immerge…

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Je peux te sucer le lobe ?

Ce qui m’a frappé dans ce Zelda, c’est la maitrise du rythme à travers la totalité du jeu. Incroyablement bien foutu, super plan-plan au début mais ça monte très bien et putain comment ça en jette sur la fin -ca finit un peu à la Kratos staïle!-, le rythme progresse sur une bonne courbe, avec les bons ingrédients au bon moment, lorsque le joueur commence à se faire chier. Splendide. Créer une dynamique game design qui tienne la route sur cinq heures de speed run sans faiblesses (s’il y a un passage relou, il y a toujours un reward en conséquence) c’est un sacré coup de force: en général on rallonge artificiellement la durée de vie avec des passages chiants qu’on sent peu en jouant normalement mais qui en speed run se voient direct. Et en ayant vu pas mal, je ne peux qu’être impressionné par le travail d’équilibre chez Nintendo.

Très peu d’exploit bug, aussi. Et ce putain de sound design supra neat (la diarrhée de synthé bass en mode danger, les nappes atmos en mode dark, les fx d’interfaces, tout fonctionne à merveille). L’attrait de la Wii via le son est indéniable.

Ces speed demos renvoient dans le passé également, revoir ces trésors 8/16/32bits… Et halluciner sur des game design soient pauvres, soient ultra vicieux, soient oubliés et c’est fort dommage (imaginez un mélange entre Assassin’s Creed, Sly Raccoon et le héros de MDK2 avec son parachute et son snipe, yummy). Mes oreilles se réjouissent aux sons de ces machines, de ces années d’insouciaaaance (Alex Kid *sob*)… C’est vraiment une drogue ces petits synthés merdiques mythiques (et que ferais-je et que feriez-vous sans Wikipedia hein?).

J’attends avec impatience celle de Bioshock (qui sera sans doute dispo avant que je ne mette la main sur le jeu et la config pour ^^) et je prédis un brillant avenir pour ce genre de vidéos: c’est au moins aussi distrayant qu’un Ghost Rider et plus qu’un raid sur WoW…

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Me Myself&I

Katrine et la racine

make levees, not war
Je repense à ma coupure d’hier… Tss.

La semaine dernière je me suis tapé le JT presque tout les soirs et les dix ans de la mort de Diana, ça m’a saoulé grave.

La New Orleans, Katrina, deux ans. NOLA (comme on dit chez Wikipedia) est une ville très importante musicalement parlant: c’est la ville où est né le jazz, c’est la ville qui a servi de pierre angulaire à la fusion de la musique des quatres coins de la terre, ou presque. Plus simplement le mélange des rythmes africains à travers les instruments européens. Ou plus exactement, l’accès des esclaves aux instruments de leurs maitres et le minuscule début d’une relation saine (l’affranchissement futur, la fuite vers le nord, etc). Une racine mère de la musique américaine.

Le jazz bordel ! La musique improvisée -libre, sans carcan- la plus sophistiquée qui soit. Tout musicien sur cette planète écoute, écoutera ou a écouté du jazz une fois dans sa vie. Combien de style peuvent le prétendre.

Et pourtant la ville à l’origine de tout ça, on en parle 3 mn en brève chez nous alors qu’elle n’a recouvert que 60% de sa population depuis la méga cata. On l’a quand même fondé, quand on faisait les conquérants sur le sol américain avant de se faire botter le cul.

Toujours est il qu’aujourd’hui la ville a perdu les deux tiers de ses musiciens et que j’imagine, des trésors enfouis appartenant à l’ histoire de la musique seront retrouvés dans deux cents ans.


Photo courtesy of Vasti Jackson

Ca me fait chier. Les américains, vous déconnez. Vous gardez rien vous vous en foutez alors que préserver cette ville culturellement si importante d’une catastrophe assurée était dans vos moyens. Je crois que les studios de Stax, Motown et Muscle shoals -d’autres grands lieux de la musique du XXème s.- ont été rasés puis reconstruits à l’identique une fois que les gens se sont rendus compte qu’ils venaient de bousiller un pan de l’histoire, de leur histoire, qui attirerait aujourd’hui les touristes (aller verser une larme dans le Studio 1 chez Stax, ouais je l’aurais fait le pélerinage je crois; maintenant je sais que c’est une reconstitution, c’est plus pareil) et qui surtout, rendrait les habitants fiers.

Un peu comme moi quand je regarde mon château de Vincennes ("A donjon tower, 52 meters high, was added by Philip VI of France, a work that was started about 1337"), méticuleusement préservé et remis à neuf depuis vingt ans, avec les touristes pleins de sourires autour.

"Pas mal non ? C’est français"

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Me Myself&I

Pti black out

Dure semaine. Hier j’avais rien envie d’écouter, je ne voulais pas faire travailler mes oreilles, rien même pas en groovant pendant la vaisselle. Je suis quand même allé au parc André Citroën avec ma supabass et ma copine du quartier.

Vidé par la création d’échantillons de quelques secondes, par la résolution de problèmes d’intégration, de triple vérification des données. Passionnant (pas la dernière phase ça c’est sur) mais la situation fait que c’est bizarre, tendu. C’est idiot.

Aujourd’hui chez les parents, d’un coup le précipice émotionnel qui approche à chaque pensée, le clash d’avec les souvenirs d’il y a quinze jours, enfouient sous la nomenclature de mes fichiers audios et les lignes éditoriales persos (et il faut que j’arrête de faire des rimes). Par instinct je me retrouve omniscient, je me détache, je me regarde et regarde la situation globalement, d’en haut… Et j’essaie de respirer.

Ce soir alors que je reprenais vie en faisant l’amour à ma 4 cordes, vlatipa que le courant saute dans le quartier. En pleine lançée, le smile et le coucher de soleil et d’un coup, plus un son, plus une machine et un quart d’heure plus tard, la nuit. Resist. Evidemment la cage d’escalier, la voisine, ont du courant. Je vais acheter du jambon en râlant en me disant que le laptop sera mort dans deux heures, ce qui voudra dire guitare acoustique blues parce que j’aurais de quoi m’exprimer avec tout ça. Et puis la lumière fut.

Juste une heure et demi sans jus. Tout seul dans le noir*, c’est ‘achement long. 

*alors que le Luminou dans le noir,… Les séquelles de CulturePub désolé.

(sinon je devrais finir un morceau incessamment sous peu et puis j’oublie pas mes petites séries d’articles et tout et tout)

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Music

Humeur grondante

Tripping Daisy, Same Dress New Day album I am an elastic firecracker, 1995.

C’est le groupe qui avait commis le super frais à l’époque "I got a girl" et je n’ai pas choisis ce titre parce que comme l’histoire de la chanson, j’en ai pas de GIRL (putain). Et puis parce que cet album est plutôt chouette, autant faire découvrir d’autres titres. J’ai le souvenir de celui là par une fin de mois de mai orageuse, et ce sentiment "Bon… Qu’est ce qu’on fait ?" parlant à mes moi moi-même et je.