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Premier Long Kollectif

Il parait qu’il faut aller le voir. Parce qu’à voir le teaser ça le fait bien. Parce que c’est notre génération et que comme les courts de l’équipe, ça me parle directement (le verbe -ou son absence ? eho ça va les blagues d’intellos-, le fish-eye). Et puis parce que c’est une belle aventure.
 
"Pourquoi j’ai produit ce film" par Vincent Cassel

Un jour, une grande brelle de dix-huit ans débarque une caméra DV à la main et me baragouine » va-z-y dis un truc pour KOURTRAJME !… » « Kour…Quoi ?? »
J’obéis volontiers au ton enjoué de mon interlocuteur et je dis, je ne sais plus très bien quoi, mais j’obéis.

Quelques mois plus tard je reçois un cd-rom taggué KOURTRAJME, je l’insert dans mon mac pour découvrir une suite d’images délirantes sans sens précis apparent mais dans laquelle est monté le fruit de notre première rencontre.

Tout de suite j’y vois, en plus d’une certaine poésie, une forme intrigante et un sens du rythme puissant. Dés que l’occasion se présente je tente de brancher ce jeune réal’ sympathique sur une histoire de vidéo-clip de rap…Qui finalement tombe à l’eau.

– Qu’a cela ne tienne me répond le jeune KIM CHAPIRON (a.k.a le viet de KOURTRAJME) si tu veux on a qu’à faire un court-métrage.

– Quand, réponds-je. Je suis un acteur professionnel très occupé et je suis en train de tourner « Sur mes Lèvres ».

– Dimanche si tu veux !

– Ok mais seulement de 14:30 à 18:00.

– Pas de problème !

Et me voilà en train de tourner un court avec cette clique avec qui je laisse tomber tout à priori sur le cinéma puisque de toute façon avec eux, même un champs/contre champs n’existe plus. Et d’ailleurs je croyais avoir tourné un court-métrage alors que dans la confusion j’en avais tourné trois. La, déjà culte, trilogie des frères Wanted était née.

Tous les producteurs de Paris avec qui j’ai travaillé vous le diront. J’ai essayé de leurs caser un ou deux réalisateurs du Collectif KOURTRAJME (Romain Gavras, Toumani SANGARE), les vantant d’être les enfants directs de la HAINE et DOBERMANN. Rien à faire, trop jeunes, trop fou, ce n’est pas du cinéma, pas assez ceci ou trop cela. Un a réagi au quart de tour, le producteur de DOBERMANN : ERIC NEVE de la CHAUVE SOURIS qui me dit : « si un jour tu veux les produire je te suis… »

Ce n’est que peu de temps après que Kim Chapiron m’a annoncé qu’il avait l’idée d’un film drôle, sexy mais mauvaise ambiance. Il ne m’en fallait pas plus, je décidais de produire via ma société 120 FILMS en association avec la CHAUVE SOURIS ce film…

 
 
"La barbichette, alternate take"
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Pariez sur moi

 
You won’t regret it…
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Coup de whine (de geek so don’t hate me)

Bon… Tout va tellement bien pour moi qu’il fallait bien que j’ai une merde. De geek bien sur. Le disque système de la Grosse Berta (aka la homemade DAW, Digital Audio Workstation) est en train de passer l’arme à gauche. Faut dire que ça fait bien 5-6 mois qu’il gratte comme un goret…
 
Je ruine les disques durs. C’est pas ma faute, l’audio c’est comme ça; le CPU n’est pas très important -ils sont tous largement assez puissants-, la carte graphique branle rien (Geforce4 MX inside) mais alors le disque… Les cartes audios sont -heureusement- quasi indestructibles (j’ai jamais bousillé une carte son de ma vie).
 
Alors comme j’étais passé dans le camp SCSI, ben j’y suis resté. Disques garantis 5 ans, échange standard 10 euros d’UPS pour un nouveau disque en 3, 4 jours ça le fait. Sauf que les deux premiers renvois c’était classe (nouveaux disques avec 8meg’ de cache au lieu de 4 \o/), après je sais pas pourquoi mais j’ai eu que des disques qui tenaient pas longtemps. Pas classe. L’année dernière quasiment à la même période je crashais le précédent. C’est vrai que les "nouveaux disques" sont justes des occasions remis à neuf (comprendre que s’il ya des bad sectors, ils y seront toujours)… Ca m’a quand même permis de ne pas racheter de disques depuis 6 ans.
 
Le truc chiant avec un disque malade, c’est qu’il prévient pas quand il merde. Il peut parfaitement fonctionner, manger de la piste audio et d’un coup parce que je vais le stresser en cliquant trop vite, *pouf* ou plutôt *clac* fait l’écran qui bascule en 640 avec le disque qui me dit "salut man jvais m’pieute, je te laisse avec XP qui pleure un BSOD". Et quand je travaille, il arrive forcément un moment où je vais plus vite que le PC, Control+S avec en même temps un petit zoom out tout en lançant la lecture des pistes, voilà ce que je fais tout le temps et qui le fait couiner aujourd’hui. Fais IECH.
Et quand il fait ça alors que j’ai le casque sur les oreilles, les cartes audios sifflent et c’est TRES désagréable d’autant plus que ça me fait flipper ma race, parce que les cartes-sons ne sont pas garanties 5 ans…
 
Braiiif, je mange des pâtes et du riz (plein) maintenant que j’ai commandé un disque NEUF. Ca commence mal pour faire ce que je prévoyais. Petit le disque mais speed, c’est ce qu’il me faut. Vous me direz SATA, Raptor oui mais vu le nombre de topic que je vois sur des problèmes de boot avec le sata, ça me donne pas envie sans compter l’occupation CPU (et ça ça se sent). Ok, j’ai deux fois moins de place à prix égale -mais à perfs légèrement supérieures pour mon Fujitsu- mais j’ai pas besoin de place…
 
Donc en ce moment, je galère. Un peu :| Ba.
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I miss you déjà

Mon Soleil,
 
C’était vraiment cool que tu sois là ce week-end. Ca m’a fait du bien. Je me suis levé en t’apercevant sous le jour de la porte, vite vite. J’ouvre le rideau, tu souris, je te souris. Ta chaleur m’enveloppe, je me tourne et sens tes rayons dans mon dos, je ris. Je ne te quitte pas d’une semelle ou si peu. Je te poursuis dans ta course, en évitant les ombres. I play for U. Dehors avec le froid c’est encore avec plus d’éclat que tu chauffes mes joues, mon cœur. Sur le banc je t’admire tu brilles je plisse, figé dans le bonheur. Just Me and You.
 
Tu sais vendredi tu n’étais pas là et ce fût terrible. Une déflagration de mauvaises vibrations, jamais été aussi proche de l’abandon. Je t’attendais en vain la douleur est sourde, c’est bien…
 
Je savais que tu serais absent aujourd’hui. Le fait est que tu me manques déjà tant, oui. Je suis fort et je peux faire sans toi… Mais j’ai besoin de me regénérer et en échange de cela je ferais tout ce que tu voudras.
 
Tope là ?
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Get on up and groove

Avant j’étais un bourrin. Enfin un rockeux quoi. J’adorais Raymonde, Parallum-bé et Noir Daiz. Tout le grunge, début du néo, le headbanging, les pogos… Les murges. Comme des milliers de jeunes.
 
Comment ai-je fléchis pour en arrivée à bouger sur des choses que je n’aurais pas pu écouter deux secondes à cette époque, que je conspuais, que je ne supportais pas… Ouais, l’amour. Ou disons l’ouverture vers ces personnes qui n’ont pas de barbes… A new world. Haha. Comme mon pote gothique qui a nettement fléchis ses goûts vers des choses…moins dark une fois avec sa nana.
 
Et donc ben j’avais commençé à ranger mes disques brutaux et à me mettre sérieusement à l’acid jazz, puis au funk 70s pas vraiment fait pour se jeter les uns sur les autres lourdement. Premières soirées love, petites danses timides. Mode de la salsa. Difficile de ne pas avoir envie mais c’est raide tout ça.
 
Je pense qu’il ya vraiment un stade à passer. Ou plutôt un état à atteindre. Et pour ça il faut une occasion. LA bonne occasion. Il m’a suffit d’une ou deux soirées à danser plein pot sur du funk -Aaaah ce classique Oliver Cheatam c’est d’un putain d’intemporel…- et de la house pour être accroc à cette sensation de liberté. De libération. Cet acte isolé et à la fois partagé, c’est vraiment bon. Souvent je vois les gens critiquer la scène de party dans Matrix mais si vous aimez danser vous comprenez l’évidente force de cette séquence. Et c’est pas pour rien si le rock s’est très largement remis à faire bouger les gens autrement que violemment.
 
La basse m’a poussé vers la danse, aussi. Je sais plus qui disait qu’avec une basse tu pouvais soit groover, soit… Euh je sais plus d’ailleurs mais je vois pas d’autre choix en fait. Let’s grooooove.
 
Du coup le live pour moi c’est important et vraiment incomparable. J’aime danser sur des disques. Je fais ça tout le temps chez moi. Alors aller en soirée écouter des trucs que j’ai… Danser comme un diable durant un live, ça je kiiiiiiffe. Ca créé une dynamique humaine groupe-public public-groupe vraiment intense parce qu’avoir des gens en face de soi qui résonne à ton son, je crois que ça donne des ailes. Sur une piste de danse je suis seul, c’est plus furtif comme contact social. J’ai moins la sensation de faire varier les choses.
 
Mais peu importe, la danse -et la musique qui va avec- saiiiibon. La prochaine fois si vous hésitez, n’hésitez plus. Bouger moa tout ça !
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First Naissance

Ca y est. Ils arrivent en masse et on se prend à rêver. Les progrès sont considérables voir assez flippants d’avançée.
 
 
"J’ai encore un cartable greffé dans le dos ok mais bientôt je serais beau comme un dieu !"
 
Hier je matais pour la seconde fois les Animatrix avec le court, The Second Renaissance qui commence aujourd’hui en fait. Brrr. Car, "For a time, it was good…"
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Vertèbre cassée

Ce matin j’ai aidé un ami pour la pré prod de son prochain court métrage, après son premier qui fut couronné de succès et auquel j’ai également participé. Je l’ai vu se monter, de l’idée à la péloche en passant par les dossiers pour les bourses et autres aides à la création et au final on s’est un peu embrouillé.
 
J’étais budgeté (montage audio sound design) et puis stressé par le temps, sur l’écoute d’une ébauche il me zappa plus ou moins durant quelques jours puis repassa me voir et fut surpris du résultat, nettement plus satisfaisant. Mais il avait déjà fait son choix et se tournait vers un type qui s’était proposé entre temps (et oui, les diners et les soirées où il faut être…). Bon. Son premier film, j’étais un peu vert aussi il flippait… Je ne l’ai pas trop mal pris. Mais quelques semaines plus tard, coup de téléphone: "ouais Harold, ça va ? Euh dis-moi t’as toujours les pistes d’ambiance que t’avais fait la dernière fois ? En fait j’aurais besoin de chacune séparemment, si je peux passer dans la journée les récupérer ce serait bien" @_@ Haha ah ouais carrément la fête du slip. Je lui ai donné, c’est un pote et puis ça n’aurait servi à rien au fond d’un CD-R… Je suis écrit en gros dans les remerciements \o/ Ouais je sais /o\
 
Quelques mois plus tard le film est sorti, et j’ai dans les mains une copie DVD. Enfin deux répertoires vob sur une clé usb, bref j’écoute… ‘tain j’entends rien, je pousse le son mécaniquement, comme sur tout DVD qui se respecte. Toujours rien ou presque. Je pousse à mort et enfin j’ai un truc. Je vérifie mes paramètres audios soft hard hard soft, tout va bien mais je suis déçu. Le mix final est plus que moyen… "En projection le son est tout bas aussi, je suis obligé d’aller voir les machinistes pour qu’ils balançent la purée" me confirmera Jérémy au téléphone, fou furieux. Je raccroche et après une minute de silence légitime, je me tape une bonne barre de rire.
 
Mais je m’égare. Donc je lui file un coup de main, pour préparer la longueur des séquences graphiques par rapport aux répliques. Une heure d’enregistrement contre un bo bun. Qui m’a carrément trop fait plaisir. Et là la petite voix du fond du cerveau me hèle "regardes où tu en es sérieux…". Ben ouais mais t’es drôle toi. Je pousse je pousse mais la porte est fermée et t’es au courant à priori, mmh ? Alors me saoule pas. Et toc.
 
Hier je lisais ceci. Ca m’a frappé parce que je suis exactement le jeune -encore optimiste- du premier paragraphe, comme tous autour de moi. Effectivement le cdi créé une distance sociale, je la prend en pleine tête en période de fête c’est fun parce que c’est des potes qui sont enfin heureux alors ça fait plaisir en même temps…
 
La France, on dirait un jeu vidéo graphiquement excellent, au contenu très riche mais à la jouabilité de merde, toute raide. C’est trop con quoi. Alors sa soluce au mec du MIT, si ça peut permettre de fluidifier tout ça moi je prends. Ca m’évitera d’entendre "mais pars aux staiiit’". Pas pour un truc qu’on peut changer. Mais j’y crois à peine. Alors, alors…
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Gla² mouillé

Ce matin jeum’ lève… Nan c’est pas ça.
 
Hier soir je me couche. Plutôt de bonne humeur après une journée sympathique, je m’endors en deux secondes au fond de mon lit. Je me réveille je ne sais combien de temps après -je n’aime pas savoir l’heure quand je me réveille et que manifestement, biologiquement et vu l’activité extérieure ce n’est pas l’heure de regarder l’heure mais de dormir-, véritablement trempé jusqu’à l’os de la tête aux pieds. Frigorifié. Mais je n’ai mal nulle part, je n’ai rien, pas fait de cauchemar. Tout va bien mais je viens de suer comme si on m’avais exorcisé… Mmm.
 
 
J’me suis péniblement retourné dans l’humidité fraiche en somnolant le temps restant…"’tain l’enfoiré qu’a fait ça…"
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Too Unlimited

Vive la République, vive la France. Nous n’oublierons pas de noter que Nicolas est maire de Neuilly sur seine, ville accueillant le siège social d’une petite association de protection des droits d’auteur appellée SACEM.
 
Comparaison avec les nazis, en toute simplicité… Surtout que de la part d’une association tout à fait clair à ce sujet, ça me fait bien marrer… On croit rêver bordel. Il y a des gens dans ce pays qui sont intouchables, pour se permettrent des trucs pareils.
 
Mon avis du dimanche matin devant ma Ricoré: c’est pas Sarko qui a commandité la censure, il a autre chose à foutre et puis il a plus vraiment besoin de la SACEM, ça lui a servi pour être là où il est aujourd’hui (branchement avec le star system, médias, tout ça), mais maintenant ce serait plutôt à l’association d’avoir besoin de lui parce que c’est inéluctable, son pouvoir s’amenuise à mesure que l’Europe -globalement plus libérale- existe et s’organise. Alors elle suce. Enfin elle fait de l’œil à Nico pour 2007 quoi. En finesse vous remarquerez. La honte putain…
 
[via Faskil’s Blog].
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Chtite fournée

Hop deux nouvelles créas, une et une içi. Assez différentes, j’aime assez. Une créée en une fois sans frais, live avec enregistrements en une prise à froid, et l’autre faite en revenant plusieurs fois dessus avec layering et autres astuces de mixage… La façon de travailler joue grandement sur la finalité c’est intéressant à tester, en dehors de l’intérêt de travailler sa flexibilité. J’ai souvent beaucoup d’images dans la tête en créant du son, tout les instruments et sons m’évoquent des couleurs, une certaine intensité de lumière, des formes, des animations… Depuis l’enfance hein, je vous vois venir :p. Je ne sais pas si j’ai une synesthésie mais en tout cas, j’aime bien cette sensation. Il faut que je l’exploite plus en avant…
 
Mais c’est toujours difficile de créer sans idée ça, il n’ y a rien à faire. Je regardais un documentaire sur le fameux Marcus Miller, bassiste/producteur, master de la slapping bass. Bon je suis pas fan hein pour la simple et bonne raison qu’il est tellement bon, que si je passais mon temps à l’écouter, je passerais mon temps à essayer de le copier et ils sont déjà un paquet à le faire… Bref à un moment il parle de son boulot de production pour un des derniers disques de Miles Davis, Tutu qu’il a composé pour lui. Miles l’appelle un soir et lui demande s’il pouvait lui préparer des instrus. Marcus raccroche et raconte que dans la seconde, il avait la ligne de basse du thème principal de Tutu en tête.
 
Voilà pourquoi il faut des projets, des idées et que sans eux tu peux créer, mais c’est très difficile de s’arracher, de sortir ses tripes de s’élever tout seul, pour soi même. D’un coup avec une finalité tout l’apprentissage se mets à couler de source, à servir le projet. J’ai déjà ressenti ce truc plusieurs fois -l’excitation qui démultiplie la créativité d’un claquement de doigt- ce truc et de voir que ça arrive aux plus grands me rassure.
 
Et donc c’était pour dire rien du tout. A la suite.