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DYF (do your future)

Forbes, septembre 2008, de retour d’Espagne, rien à lire à l’aéroport à part ce magazine. Rien que pour ces pages sur le DIY, je l’ai gardé bien m’en fasse. Super intéressant, motivant. Fais le toi-même et pourquoi pas en vivre ? (full zipped article)

Page 1, John Carmack. Il s’amuse à lancer des fusées et à essayer de les faire revenir sur Terre (Armadillo Aerospace). Pas facile mais face aux quelques millionnaires s’adonnant à ce passe-temps, John est loin devant, exploitant le processus d’itération rapide bien connu dans le développement logiciel (3,5 millions de $ investis, 12 lancements; un autre millionnaire a investi 100 millions pour seulement 3 lancements !). “Lorsqu’on aura trouvé une fusée peu coûteuse, réutilisable, capable de placer des choses en orbite, tout plein de choses vont changer, dramatiquement”. Depuis j’y pense souvent. Par exemple, quand Internet2 sera là et qu’il sera complètement liberticide –merci les lobbies industriels-, ça sera intéressant d’avoir un réseau couvrant des zones via satellites en orbite basse, peu importe la position géographique sur Terre. Sweet.

Page 2 “Remplir le trou entre l’iPhone et l’ingéniérie électrique”. Vaste programme ! Le concept du gagdet open source promet un monde rempli de choses merveilleuses full of tech, pratiques, pas chères avec des hackers en culottes courtes pour déclencher le jet d’eau du voisin à chaque pleine lune ou de lancer ça, une fois que le gps ai reçu les données comme quoi maman et papa sont arrivés à leur destination de vacances. Can’t wait.

Page 3 “Maker culture will spawn new technologies, ideas for companies and ultimately a new industry”. Je crois que la génération ado des 90s avait déjà un faible pour l’attitude “fais le toi-même, ça coûte moins cher” avec la technologie et de la bouteille en plus, le processus risque d’être encore plus efficace et puissant que de rafistoler ses pompes de skate avec du chaud-goût (Shoe Goo en VO).

Page 4 Griffith pense que le DIY comme une façon de transformer le monde en pensant différemment la technologie et la création: plus il y a de gens qui voient qu’ils peuvent créer et maintenir leurs propres objets autour d’eux, moins ils seront tentés d’aller se racheter des biens de piètre qualité (fabriqués à moindre coût, polluants etc). “Nous devons faire revivre une culture de l’innovation et de la réparation”. A propos de ses formations avec les enfants: “Accrochez les maintenant et ils le feront à vie” Pour les adultes d’aujourd’hui ? “Pour la plupart c’est déjà trop tard” +1 mon pote, malheureusement +1.

Page 5 Fab Lab (wtf il n’y en a pas en France ??). J’adooore ce concept et j’ai trop hâte de m’en servir. En gros c’est une sorte de caisse à outz géante et high-tech, avec des machines-outils et tout pleins de trucs genre des tournevis cruciformes et en gros ça permet de construire tout ce que vous voulez. Oui même des ordis si tu veux, ou des litières automatiques pour chats –ah merde ça existe déjà– ou un radar pour détecter un cheptel de moutons, l’imagination pour seule limite. Et pas besoin d’attendre une marque pour le faire et vous le faire payer supra cher. Ah et puis le “comment construire une bibliothèque invisible” je vais grave le faire !

Page 6 TechShop est une sorte de Fab Lab en self-service. Awesomeness.

Page 7 Ginkgo Bioworks commercialise des solutions DIY appliqués à la biotechnologie. Toujours le même concept de la toolbox mais appliqué au vivant. Wow. J’ai carrément du mal à voir ce qu’on peut faire avec ça (des monstro-plantes ???) en tout cas ça a l’air génial.

Le passé et le présent sont chiants.

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Nursing descendance et caca prout

Les enfants. Plus communément appelés les nenfantskromeugnonooohhh*lol*

Ca occupe bien c’est clair. Même sans en avoir, même sans penser à en avoir c’est déjà très captivant toute cette énergie neuve, maladroite, timide parfois.

J’aime bien les enfants. Je ne sais pas si j’en aurais. L’impression que toutes les situations me conviendraient: en faire un, être beau-père, en adopter un, bébé enfant ou multi-couleur peu importe aucun problème.


1992, lil sista was born

J’étais super excité le jour de l’accouchement qui a vu naitre ma soeur et j’ai passé un temps astronomique avec ce pti bout d’choux les années suivantes. Voir grandir un être c’est magnifique rien à dire. J’ai déjà changé plus de couches que la moyenne paternelle, j’ai été content d’aller la chercher chez la nourrice, de jouer avec ou de la gronder huhu de la voir commencer à marcher parler… Je me souviens bien de ces phases.

L’année dernière durant une après-midi j’avais été “contraint” de m’occuper d’un petit mec sans papa; à la fin de l’aprem avec un savant dosage de “chuis joueur/je rigole pas” il voulait plus me lâcher la touffe. “toi demain tu viens au BBQ” qu’il  m’avait lancé assis dans mes bras alors qu’on se connaissait à peine depuis quelques heures…


Ste boule. On remarquera comme je profite de la situation pour lui peloter langoureusement le sein gauche.

La sensation que n’importe lequel pourrait être le mien. Parce que fondamentalement c’est les adultes dans la vie de l’enfant qui le forment, géniteur ou pas. Mais doublement adopté j’ai vraiment du mal à considérer la paternité alors que dans les faits je me sens super pas paniqué.

Je me tracasse sur la responsabilité (je le pourrirais avec le son et la musique et après ado il ferait que de m’en vouloir en chiant sur mes vieux cds) sur cette envie personnelle de “faire quelque chose avec ce gosse” lui qui ne t’as rien demandé…

En tout cas je n’ai jamais cette impression qu’un enfant est l’enfant de sa mère, first. Des fois à lire des trucs j’ai vraiment l’impression que les pères n’existent pas et si c’est le cas faut pas le cacher et faire de l’éducation d’un enfant un bastion féminin, faut en parler impliquer les mecs. Je pense qu’il y a besoin d’un équilibre d’individus forts des deux sexes présents durant le développement d’un enfant. quel que soit la formation familiale (le couple standard avec mariage et divorce offert n’est pas obligatoire)

Ouais… On verra plus tard. Pour le moment je viens de filer la couche à la grand-mère, fait la lessive de ses draps remplis de pisse et refais son lit, préparé le pti dej et enfilé le pull au grand-père… Il y a quelque chose de désagréable dans ces actions avec les personnes âgées..

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Esquive

I’m running away. J’essaie d’échapper à mon coeur et mon âme si lourds quand je rends visite à mes racines.

Si lourds qu’ils me rendent muets. Rien à partager avec personne. Impossible à décrire. Je ne peux faire que de la musique dans ces cas là.

Alors j’ai bloqué sur un remix de DJ Vadim (lien direct, original) que j’ai produit, au moins ça reste cohérent avec le manifest du done (oui j’ai ma carte de membre qu’attendez-vous ?). Et ça fait du bien de sortir un truc.

Ne pas repenser aux transitions brutales. Rien que de l’écrire me brouille les yeux et m’énerve. Basse ronflante qui me remplit le crâne, éviter la paralysie mentale qui me poursuit. A tout prix.

Merde après quatre jours elle est toujours là à me guetter.

Ci-joint une radiographie de mon cerveau.

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Moi je creuse

C’était le challenge du week-end:


Je suis pas très matinal et je vais avoir mal..

Dimanche après un samedi soir thaïlandais avé les caupines (revenant d’une bonne session de skate, je me suis mais pété le bide). Pluie toute la nuit et la soirée je m’attendais surtout à ce qu’il pleuve pendant la finition des tranchées, je me serais vaguement pris pour un poilu s’eut été fnu.

Mais en fait nan, soleil. Et glaise détrempée. C’est simple, c’est juste du Nutella, ça colle, impossible de rentrer la pelle, impossible de la dégager, impossible de la vider.

C’est rigolo dans un bocal et avec une tartine, mais les pieds dedans un matin la tête dans le cul c’est assez blasant. Mais heureusement le soleil à séché un peu tout ça. Et puis il n’ y a pas que cette terre relou,ouf. Il y a des vieux gravas des racines des gros caillous aussi, bonheur.

Ensuite pose de tuyaux quatres, eaux usées/eau de pluie out électricité/téléphone in. Comme ça on sera plus emmerdé. Les gros tubes en pvc à coller avec un pinceau. Rien de compliqué.

Au final plus tard aujourd’hui:


Oui bon il reste des finitions ça vaaa

Rebouchage quasiment complet, une pelouse à refaire. Heureux. Pour le coup de main offert, pour l’activité physique assez dure vécue par un paquet de gens, pour l’accomplissement. C’est cool d’accomplir d’atteindre, c’est la classe. Surtout quand tu sais pas trop si tu vas pouvoir reboucher un putain de trou à temps.

Le sourire devient franc, massif, relatif à quelque chose de bien réel. I’m a sucker for this feeling.

Sinon pour info en le faisant nous même on a dépensé moins (600 au lieu de 6000 environ). Dix fois moins.

A force, je crois que c’est le ratio moyen du DIY. Un sacré gain non ? Et on ne fait pas “pfff” comme ça. Bref.

*pose son cul dans le canap’*

OUHPUTAIN.

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piticarray


Bon euh…… Ouais çui-là

J’ai pas vu passer la semaine. Mais pas du tout du tout. Faire un jeu c’est comme faire un morceau de musique, il y a le moment “je suis l’esclave oui j’arrive”, patiemment en train d’essayer de sculpter une expérience. Impossible de savoir quand on s’arrête, seule barrière le good enough. Si j’écoutais mes codeurs on pourrait encore passer des mois à peaufiner le truc. J’ai l’habitude de gérer ce côté là via la production musicale.

Putain comme c’est auch et excitant :) Les progrès sont bons, pour un jeu fait à trois et des poussières on s’en sort pas mal… Le printemps redonne des forces.

Je suis vidé pour blogger du coup. Tiens rien à voir mais j’ai lu ça l’autre jour, passionnant, flippant.

J’ai quand même deux trois gros posts à lâcher prochainement… Il fait beau, je vais aller claquer quelques slaps au soleil en attendant.

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New Deck


Un pote les avait choisi pour moi. Royal Classe.

 


Dude, I have a dead body under my screws can’t you DO something please?

 


Here comes the sista (shaggy style). Look at those curves, damn baby!

 


“How do I look?” she said. “Almost as good as me” I replied. “Now let’s go!”

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Too much contrast

Je veux prendre soin des choses. Je viens de finir la vaisselle, appart bien rangé bien propre, instruments au loin avec leurs petits chiffons autour du cou…

J’aime prendre soin. Par exemple la légalisation (même pas besoin de dire de quoi, c’est pratique quand même) c’est devenu depuis que je fais le prosélyte une véritable question de santé. Pour moi et pour toutes et tous bien sur. Vraiment. Vous penserez à moi quand il y aura des gros titres sur toute une génération touchée fortement par le cancer des voies aériennes.

Quand je voudrais que le jeu devienne autre chose que vidéo, autre chose qu’ado ce n’est pas pour me la péter ou parce que je fais du son c’est principalement parce que je veux prendre soin du truc, pas le laisser mourir ou prendre une mauvaise route, vu sa force ça serait quand même bien dommage. Or si vous avez lu mon dernier post sur Heather Chaplin vous voyez que beaucoup pensent qu’il ne faut surtout pas réfléchir à ce genre de trucs et qu’il vaut mieux balancer la purée dans sa sale tête de biatch. Ce qui me fait penser à quelques racines féministes.

Prendre soin ça veut aussi dire penser loin. Exemple tout bête, ces derniers jours temps de ouf, parc public blindé le midi. Subitement parce qu’il fait beau, les djeuns deviennent dégueulasses, genre vraiment à laisser trainer les grecs et cie. Avec le vent, charmant. On ne faisait pas ça au parc de la mairie vers 96-98 parce qu’on savait que le lendemain le banc serait plein de ketchup et qu’on serait bien comme des cons. La dernière fois avec un pote on a nettoyé le skatepark qui était dans le même état, ramassé les déchets de ces gorets.

Bref, je ressens ce grand contraste, cettre grande différence entre ce que je crois qui tend à aller vers ce qui marche et le monde, vautré dans sa grosse inconsistence.

Encore plus avec des trucs auxquels je ne pense pas aux premiers abords, comme cette satané solitude de couleur de peau qui fait que c’est super bizarre de voir des noirs toute la journée –nourrices, caissières, vigiles, mcdo, livreurs, ouvriers, balayeurs sous terre-, d’être dans mon équipe de travail celui qui “fait faire”, “le visionnaire, le relou qui tanne et qui veut du RID (rapid iterative development)” alors que les gens de couleur n’ont jamais vraiment de responsabilités où que je regarde ce qui fait que j’ai presque du mal à tenir ce rôle tellement la société me dit “tu devrais être dans ton arbre avec les singes de ton espèce”. D’être avec mes deux teléphones portables blingbling  au bois de vincennes en train de cogiter un level design, sans doute pris pour ce que je ne suis pas, fournisseur de *tuuut*, vous savez le truc là… Ah merde, faudrait peut-être bien financer des recherches. Et pendant ce temps, le couple à l’aura quasi divine en ce moment… Haha-haaaaaa..

Vraiment l’impression de me prendre des tartines dans la tête. Des tartines qui me disent “t’as raison mais sérieusement, t’es pas normal”. La normalité d’une société un brin vrillée, c’est quand même pas ma faute…

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oh il est tard

Il y a trois états d’existence.

-Ne pas savoir.

-Faire.

-Finir. 

Tiré du manifest du done.

Ben c’est dingue le nombre de cas où aucun des états n’existent. Super fatiguant.

Trop souvent je crois qu’il suffit que les gens sachent pour que ça bouge facilement. Parce qu’évidemment tant qu’on ne sait pas, pas de reproches ça serait injuste. Mais à partir du moment où on sait.. Au moins on tente.

Or j’atteins le fond: je sais, je fais, j’essaie de finir un maximum, je suis à mon compte, je “dirige” une micro équipe de dev et ça reste toujours grippé et lent et laborieux. Moins qu’avant et tout mais la dynamique fonctionne mal si je ne fais pas beaucoup d’efforts, voir si je ne me coupe pas en deux: là par exemple pour un devis honnête on me dit –pardon on me fait comprendre- qu’il faut que je m’aligne sur moitié moins… Pendant ce temps je reçois les courriers pour les taxes locales…

Un peu comme si j’étais seul à courir sur le terrain. Pourtant j’adore le travail d’équipe, j’aime filer le coup de main qui va bien, j’aime aider et m’atteler à un truc mais en retour je veux pas du blabla je veux du done. On se fait des passes, une deux tactac. Pas d’coup’d’pute merde on s’auto-baise sinon.

Je comprends pas l’intérêt de buter la dynamique de relation. La volonté de faire en sorte que ces relations soient pyramidales et surtout pas équilibrées ou basées sur du solide.

Nan mais c’est mon tort de ne faire parti d’aucun groupe. Le tout le monde ou bien l’individu, c’est seulement sur le papier.

Ca me terrorise. Ca me rend aphone.

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La planche

Une copine me disait récemment: “il faut trouver sa tribu”. Ouais, facile à dire –elle elle a juste à se glisser au Pulp- mais avec un esprit résistant au formatage j’en ai jamais trouvé. J’en ai goûté pas mal.

La tribu du skate reste the best of the best.


Une petite partie de la team. Le nain est devenu skater pro. Good ol’ times 

Comment dire.. Je ne me suis jamais senti autant respecté qu’entouré de skaters en train de faire ce qu’ils ont à faire. C’était il y a un peu plus de dix ans et j’en garde un sacré souvenir. L’arrivée des skaters, rdv à 14h: en bus, en skate, à vélo, en voiture, seul, entre potes, accompagnés de leurs parents, en minivan (héhé)… Chanmé.

La “tradition” qui veut que quand tu es nouveau sur le spot, c’est comme si tu ne l’était pas. Pas d’échelle sociale à grimper. Tout le monde va passer te dire bonjour, checker ta pogne du skateur qui skate tellement bien qu’il pourrait complètement t’ignorer au mauvais skater qui pourrait se foutre de ta gueule toi qui commence. Tu es jugé sur ta dévotion à rider, sur ton envie d’y arriver. Le plus important quoi.

Le mélange. Le mélange fabuleux de toute la variété de corps de couleurs et d’âges: grands gros minces, asiatiques renois blancs rabzas petits, 12 ans à 30 ans.. Le tout avec une bonne humeur et une bonne ambiance. Aucune “tribu” ne m’a jamais offert ça. C’est con à dire, mais le Liberté Egalité Fraternité au plus haut.

Le respect mutuel vraiment fort lors d’une bonne session, avec les gens qui se motivent entre eux, qui se conseillent qui créent ensembles des obstacles à passer, à grinder, à slider.


Yeaaah! fait la foule quand Rondoudou replaque. 

Pas de pyramide sociale sauf celle assez logique de l’âge. Pas de je me la raconte sur mon taf, que des gens humbles et bon esprit. Je crois que c’était vraiment le lieu et le moment, en tout cas c’était fantastique et tout pareil que dans les cassettes 411.

FB m’a permis de recatcher les gens de l’époque, hop re skate. Re ça fait trop du bien. Re eh mais c’est une drogue en fait ! Et tout ce que je décris plus haut est toujours là, avec de nouvelles têtes. J’ai retrouvé un “petit” skater de l’époque –25 ans now- qui se souvenait grave de moi et je me souviens de ses yeux qui pétillaient quand on l’encourageait et qu’il mesurait à peine plus que sa deck. Génial putain. Je regrette de ne pas en avoir fait l’année dernière avec deux collègues de taf, mais vous savez le cd-iii..

L’activité en elle même… A la différence de tous les sports “extrèmes”, le skate est abordable à toutes –ce flip back à 1:20 dlabooombe- et tous. Véritable démocratie. Skater oblige à se concentrer, impossible de faire semblant. Etre obligé de faire le mouvement parfait, tel un samouraï un danseur ou un pratiquant d’art martial: tout sortir parfaitement, d’un coup. La sloppyness est tout de suite réprimandée avec une bonne tranche de planche à toute vitesse dans le tibia si tu fais mal ta figure genre en pensant à autre chose. Le multitask en skate, c’est mort. Etre bourré ou fonsdé, c’est mort. Discuter, c’est mort.

J’avais vraiment besoin de ça ces derniers temps. Avoir mal pour de vrai, physiquement quand je merde. D’autres devraient aussi *tousse*

Ne sous-estimez les gens de la planche. Certains sortent même des théories extraordinaires (non moi plus j’y comprends rien mais ça a l’air passionnant).

Il y a quelque chose dans le fait de glisser de côté. Essayez.

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bouffe couche louche

Je rebondis sur un post de Larcenette.

Evidemment, j’ai déjà eu l’occasion d’arrêter de fumer. Quelques semaines. Je n’ai pas mis longtemps pour avoir cette impression que je passais mon temps à manger comme le dit Larcy. Grignotage sur grignotage, gâteaux bonbons.. Hey c’est cool aussi. Ou pas (aïe mes dents).

J’ai vraiment le sentiment que consommer quelque chose qu’on aime, très régulièrement c’est humain en fait. Si on aime, on recommence. Il faut juste que ça ne gêne pas autrui quoi. Le cerveau veux à nouveau, rien à faire.

Tiens par exemple je refais du skate depuis peu. Ca fait deux jours que j’ai les chevilles qui crampent d’envie d’aller rider. Il ne se passe pas une heure sans que j’y pense ne serait-ce que trois secondes.

La semaine dernière, six jours d’affilé à Paris avec un big soleil –insane, insane- travail de l’esprit (faire des puzzles pour notre jeu, composer écrire), travail des jambes (ollie/nollie/pop shoveit/flip) et des bras (BASS). Lever tôt, repas équilibrés et tarpé diem le soir.


Voilà pareil que Miguel ! 

Ben je me sens complètement über bien après. Nickel, prêt à remettre ça, frais comme un gardon.

Alors je fais un métier que personne ne comprend, je fais une activité physique que personne ne pratique et je consomme une herbe que personne ne défend.

Je savais bien qu’entre ça et le radio/bière/foot j’allais me faire niquer.. Vous ne m’aurez jamais. Salauds.