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Me Myself&I

Chuis grok

To grok (pronounced GRAHK) something is to understand something so well that it is fully absorbed into oneself. In Robert Heinlein’s science-fiction novel of 1961, Stranger in a Strange Land, the word is Martian and literally means "to drink" but metaphorically means "to take it all in," to understand fully, or to "be at one with."

Il n’y a pas d’équivalent français mais on pourrait traduire par "totalement intégrer, profondément comprendre et apprécier". C’est l’étape ultime et finale de l’apprentissage: on commence, on se plante, on jauge, on se plante, on apprend, on mémorise, on utilise toutes nos capacités pour au final complètement faire ça en tâche de fond ou presque. Sans se planter.

Que ce soit pour finir un shoot’em up ou pour comprendre une langue non maternelle, même combat. En ce qui concerne les jeux, toute la difficulté de la création de designs réside sur ce grok, qui doit trouver un équilibre proche de la perfection pour qu’il passe l’épreuve du temps. Et c’est toujours chez les joueurs acharnés que l’on peut le voir le mieux: 


Ca commence à être impressionnant vers 3mn et la fin… Il faut la voir.

Ca, ça s’appelle groker comme jamais (il y a aussi ce Double Ikaruga dans le genre CPUburn du cerveau). Ca, c’est la preuve que le game design et la réa sont pour ainsi dire parfaits: la fenêtre donnant les pièces suivantes, les jeux de couleurs et les sons, le fait de pouvoir bouger ses pièces au dernier moment tout ces petits trucs qui paraissent aller de soi (il fallait y penser et surtout, régler tout ça) permettent à cet être humain de naviguer dans des contrées quasi insoupçonnées de nos capacités (ce genre de profil est même recherché dans certains domaines comme la finance).

Ne croyez pas que cela soit possible avec tout les jeux. Un jeu bancal ne passe pas l’épreuve du psychopathe qui passe ses journées dessus. Si le jeu a des faiblesses, elles sont immédiatement localisées, même les plus imperceptibles et les joueurs passent au jeu concurrent. 

Cela explique en parti pourquoi créer de nouveaux genres est si si si si dur et risqué. Et accessoirement pourquoi les sticks d’arcade seront je pense, toujours là (plus rapide que les pouces les autres doigts de la main, sans compter la main elle même ni le corps qui bouge, ça vaudrait presque un post; pour la fin d’année si vous voulez me faire plaize, n’hésitez po).

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Fast lane

  • Encore un peu de patience et bientôt les travaux seront finis. Trois ans. J’ai l’impression de faire des efforts de dingue pour composer; je me souviens chez ma tante au soleil et au calme c’était plutôt deux idées la minute.

     

  • L’Euro fort: on l’entend moins la grande gueule du gouvernement sur le mode "c’est la faute à une monnaie forte si l’économie est molle" quand notre monnaie nous permet de tenir sans trop forcer fasse à la montée du baril de pétrole. Si on était encore en francs, la France serait bloqué depuis des mois par l’ensemble des routiers.

     

  • J’ai ma cepla pour Meshell, j’ai hésité avec Jill Scott le même soir (putain les filles merde !)

     

  • Prince va peut-être venir en France en Janvier c’est pas sur et de toute façon il est tellement chelou des fois… Il m’énerve ce nain.

     

  • J’ai quasiment fini une assez longue interview d’un game audio designer, de son métier et de sa conception des pâquerettes.

     

  • J’ai deux morceaux persos sur les bras dont un qui servira de nouvelle bande son pour ma vidéo en 2008 et qui pète bien et un autre où il me faut absolument trouver une voix féminine tellement je l’entends dès que j’appuie sur la barre d’espace. Chuis fan.

     

  • Tout plan weed est le bienvenue, mail me.

     

  • Everybody Hates Chris saison 3, Corleone power. Dans l’épisode 1, Chris Rock joue le rôle d’un conseiller d’éducation à l’école et j’aime bien son "aller à l’université sans avoir une idée de ce que l’on veut faire, c’est perdre du temps et de l’argent" ou "tu ne vas pas à l’université pour apprendre tout court. Tu vas à l’université pour apprendre à trouver un taf". Je sais pas vous, mais perso entre 16 et 18 ans j’y ai beaucoup réfléchi (à ce que j’allais faire plus tard). Mind Game. Et pas de fac.

     

  • Les grèves… En deux: un, j’en ai strictement rien à battre vu que je travaille chez moi, avec visioconférence si vraiment on a besoin. Deux, les grévistes j’ai envie de leur chier sur le thorax et de m’essuyer le derche avec leurs langues par solidarité avec tout les gens qui sont dans la mouise à cause de leur égoïsme, dont ma soeur qui va certainement faire un arrêt pit stop ce soir. Vous êtes des merdes. Je repense au chauffeur hier couinant "je veux pas travailler plus pour gagner plus" mais ce qu’on te demande mec, c’est de travailler aussi longtemps que les autres ! T’as choisi ce métier pour la tranquilité et pas pour la perspective d’avenir ok, ça n’empêche pas de cotiser tout autant que les blaireaux du privé dont je fais parti… Genre c’est vraiment la fin du monde. Putain j’arrête avant d’aller me faire un agent de la RATP au coin de la rue (ouais à la corde de basse ET à la nécromancienne, couchez les enfants nasty time).

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Lost in tenderness

Excité, la nuit fut courte. Je crois même qu’on était trop excités l’un et l’autre pour pouvoir jouir convenablement et heureusement, il n’y a pas que ça…

En fait ça faisait vraiment un bail que je n’avais pas ressenti la chaleur contre  mon corps et rien que ça, j’aurais pu m’en satisfaire. Quand on mange peu, on a pas besoin de beaucoup et surtout quand il y a d’un coup tout, ça fait indigestion. Hier c’était un peu l’indigestion de bonheur, beaucoup de mal à contrôler quoi que ce soit (pas éjac précoce non plus hein ‘ttention quand même) heureux mais en même temps un peu énervé contre moi ("quoi ? pas de masterisation ? non mais dégage" me fait mon Je) un peu contre la situation de deux amis qui se font du bien.

Allongé dans mon lit, elle me massait d’avant en arrière, tout le corps. Nu sur le dos les yeux fermés, je me disais "attrape moi… Attrape moi…" pétri à pleines mains.

La vache. J’avais oublié comme ça faisait du bien de se sentir physiquement vulnérable face à quelqu’une de tendre. Je crois que zzZz

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Music

At the end of the rainbow

"While I’d brand it a success for Radiohead, I think it’s a bit of a stretch to assume it’s relevant as a business model for the majority of artists. As much as I love the mix of lower prices and power to the consumer, I’m skeptical as to the sustainability."

Je suis pas sceptique sur ce point, je pense encore que c’est le meilleur des mondes pour les uns et pour les autres, raffermir les rôles de part et d’autre (consommateur producteur) est VRAIMENT une bonne chose.

Maintenant je suis sceptique pas par le business model mais par la capacité des gens à être responsables. Comme je l’ai lu chez kwyxz, les gens n’ont pas payés en masse l’album de Radiohead (le groupe se défend et ajoute que ce sont des conneries; et non ils vont pas donner leurs chiffres, c’est le nerf de la guerre dans cette bataille face à l’Hydre des majors). Comme le dis très justement Netsabes, bien sur que sans l’immense aura du groupe et ses quatorze milliards de groupies creep, ils auraient vendus que dalle. Un peu comme Saul Williams (album gratuit avec Trent Reznor aux machines et oui, il y a du FLAC mon pote).

Je crois qu’il faut comprendre le corollaire d’une vente infinie (les gens oublient que grâce aux intertubes, le problème de stock n’existe plus, l’espèce de "jeu de la tendance" ne peux plus marcher) via le net: l’artiste vendra moins, c’est certains. En terme de nombres d’albums, mais le volume on s’en cogne. Par contre en terme d’espèces sonnantes et trébuchantes, ce sera sans doute plus intéressant puisque ce sont bien 100% qui arriveront dans ses poches et non quelques miettes que les majors accordent aujourd’hui. Sans compter la liberté artistique totale, ce qui pour certains qui se sont vus refuser le fruit de leur travail parce qu’un trou du cul d’executive ne trouvait pas ça assez tendance, n’a pas de prix. Mais vraiment.

Une des conséquences d’une économie musicale basée sur la confiance et la relation intime entre le créateur et le consommateur est que les 70 millions d’albums vendus, c’est fini. Les stars mondiales dont tout le monde a au moins un CD, c’est terminé.

Fin du star system ? Revalorisation de la matière musicale au détriment des photos de poseurs, des clips putassiers et des régressions mélodiques ?

Ben moi je dis oui. Gravement même, et je me prépare à ça. Et je comprends que ça inquiète pas mal de gens de la profession. Shake, sucker.

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Me Myself&I

Cheapolution, hastà la victoria

"I’m so fucking sick of hearing about the iPhone that I’m sick of hearing people whine about being sick about hearing about the iPhone to the point that I’m now sick of myself.. I’m giving up on the Internet for the rest of the week. Fuck everybody"

C’était en juillet sur Digg (via mon Quick h.) et aujourd’hui, je ne peux toujours pas aller sur le net sans entendre parler de ce truc. Ouais, fuck everyAppleSlutbody.

Je suis sur le cul que les geeks ne parlent pas de cette révolution bien plus grande que sont ces petits modèles d’ordis tout cheap. Cheap, le mot qui fait peur.

Mais moi je reste tranquille. Bientôt vingt ans d’informatique dans les pattes, et ce dont je rêvais depuis quelques temps va arriver:

\o/ Ca déchire la tapisserie de ta grand-mère, je suis trop fan. L’ordinateur a toujours été synonyme de fragilité, voir ça est une sacrée libération. Car évidemment c’est le premier d’une longue continuité qui va pousser l’informatique encore plus loin, comme les consoles portables et en particulier la DS ont élargit le public. Commes les ordis portables ont transformés le monde du PC. Là j’ai un ordi sur les genoux, un bon vieux ACER qui ne m’a jamais causé une seule seconde d’ennuis (si, au bout de semaines de bittorrent sur le disque système, ça a flingué le disque dur; sinon nada), ben c’est quand même fragile: tu fais gaffe à pas boire au dessus, t’évites de laisser trainer des câbles, les chocs etc…

 Mais mon chouchou (*baaaave*) est arrivé:


The question is… What flavor?

Il était prévu 300 000 unités pour la fin de l’année. 1.5 millions ont été commandés avant même que la production ne commence. Microsoft revoit sa politique OEM pour ce produit livré avec Linux. Le lancement à Taïwan a été un grand succès (100 000 vendus en deux semaines avec un buzz divisé par 1000 comparé au téléphone tactile) et j’ai une hâte non dissimulée de blogger dans les bois et d’enfin brancher ma soeur à l’heure internet… Il est annoncé aux environs de 320 euros (et là, l’euro fort c’est de la BALLE -400$ aux states, ça vous apprendra à vivre au dessus de vos moyens), soit l’ordi le moins cher et le plus complet jamais vendu (moins cher qu’un tel…*tousse*).  890g de bonheur (je vous laisse regarder le prix des autres PCs d’un kg ou moins). Avec les hotspots Wifi de la capital (deuxième place européenne) la connection "tout le temps" va devenir une réalité pour un maximum de gens, et pas seulement pour trois clampins.

Ok celui là est moins tout terrain façon chemin de terre et forêt de conifères… Mais pour un habitant de zone urbaine, c’est parfait. Le vrai notebook. The real deal.

Eee PC and small notebook
23cm de long pour 16cm de large…

Et bien quasiment personne n’en parle, plutôt Not que Hot. On va sauver des arbres et tout le monde s’en fout. Engadget et cie ont suivis le projet bien sur mais globalement dans la sphère geek… Ba comme d’hab’ en culture mec, il faut faire plus plus plus ("je veux un écran de dix pouces et un dual core sans changer le prix, là je prends; Crysis tourne dessus ?"). C’est dommage ce "bite spirit" mais en même temps je ne me fais pas de soucis pour le succès de l’eee, c’est déjà fait: le concept de démocratisation est invincible.

Sinon dans les engins de poche, ben ya le Nokia N810 qui a l’air bien et puis il y a ce truc de la mort qui ne va pas arriver tout de suite. Et le feedback des écrans tactiles va déferler sur nos machines.

Va pourrir la Pomme.

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Audio&Games

Voyez par vous même

Ratchet & Clank Future, PS3 70 € Editeur Sony

Les dix premières minutes.

Super Mario Galaxy, Wii 50 € Editeur Nintendo 

Les dix premières minutes.

Les deux partagent ces cut scene ingame d’intro un peu ridicule. Les deux sont des jeux first party (donc crème de devs). Les deux sont des jeux de plateformes-action linéaires où on détruit des trucs en sautant de lieux en lieux tout en récoltant des bonus.

Sauf que franchement au bout de dix minutes il n’y a pas photo… Mario l’emporte haut la main dans l’envie de jouer (à croire que le testeur s’est même oublié puisque le run de Mario Galaxy fait 13 mn). J’ai même envie de remater la vidéo. Il y a tellement de choses à dire en comparant ces deux débuts que je ne sais pas par où commencer.

L’immensité de Ratchet tombe à l’eau. Pourquoi ? Pas seulement à cause du stream (j’imagine que ça claque plus en full HD) mais parce que rien n’est extraordinaire: on se retrouve à piloter une petite fourmi dans une immense ville, c’est ce qu’on est déjà dans la vie bordel ! En quoi c’est fun ? Dans Mario t’arrives sur une petite planète avec l’immensité du vide de l’espace autour et un horizon courbé. Un truc qu’on ressent rarement en tant que terriens microscopiques. Et ça c’est juste du génie parce que ça marche mieux que de créer une gigantesque ville mais en plus, ça demande beaucoup moins de ressources techniques (attention, j’ai pas dit que ça demandait moins de travail, c’est juste qu’il est différent).

L’audio ? Même combat. Dans Mario en dix minutes il y a trois ambiances différentes, ca commence avec cette petite musique toute douce et mélancolique, une fois l’ordre de mission et le tutorial passé, c’est les tambours et la musique orchestrale pleine de ferveur qui monte petit à petit et à la fin une ambiance space, synthétique et assez sombre à l’intérieur. Sans compter le jingle de la big Star. Et puis les audios FXs… C’est BOURRE de sons de partout, de petits scintillements pour les oreilles rendant l’action extrèmement dynamique (cubes bleus à la fin). Chez Ratchet, un instrumental orchestral insipide en background, des voix digits qui cassent l’immersion graphique (je cours pas après les écrans de texte à faire défiler mais les voix dans ce genre de jeux, je trouve que ça sert à rien du tout), des audios FXs réalistes et pas funs: explosions, débris… Vous ne le savez pas mais basiquement ce genre de sons, c’est ni plus ni moins que du bruit (essayez de bruiter à la bouche une explosion: vous soufflez et ça fait ce bruit ). Bref, on est plus dans le rêve. On est dans le réalisto-chiant.

Niveau gameplay Ratchet est nerveux mais pas dans le bon sens: button mashing-avance, répète. Multiplier les armes, c’est allonger artificiellement la saveur du gameplay et d’ailleurs sur les dix minutes de Ratchet avez vous l’impression que le héros est en danger ? Jamais. Rien qu’avec les armes de base alors j’imagine le reste… Dans Galaxy multiplier les planètes rend le challenge beaucoup plus intéressant, parce que créant une addiction à la suite: que va t-il se passer sur la prochaine ??? Alors qu’obtenir un flingue qui envoie des tornades, ben… Ca nettoiera un peu plus rapidement qu’avec le tir de base mais pas de quoi s’extasier (en dehors du visuel, ce qui dure environ 3 secondes). On sait déjà ce qu’il va se passer. Chez Ratchet on met tout dans les mains du joueurs à travers un univers plat alors que chez Mario on lui donne presque rien dans un univers très vivant. La tactique du plombier porte l’estocade.

Certains gamers me diront que "pff n’importe quoi, deux jeux qui n’ont rien à voir, public totalement différent"… Ratchet serait plus mature c’est ça ? Désolé mais un raton laveur avec des flingues dans une ville futuriste, c’est pas spécialement plus mature qu’un petit gros moustachu courant de planètes en planètes. Faut avoir 16 ans pour sentir la différence. 

Achetez vous des actions chez Ninty (ça va encore monter), sautez sur Galaxy et achetez vous une Wii si vous ne l’avez pas encore fii.

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Audio&Games

Erreurs

Nintendo l’a fait avec sa DS. Sony l’a fait pour sa PS2 et le refait pour sa PS2 là maintenant. MS, vous attendez quoi pour redesigner la 360 ??? Vous avez le catalogue, vous avez le Live et malgré tout vous ne faites rien pour plaire à d’autres publics ! La 360 est la console qui vend le plus de softs et de loin (moyenne de 6 jeux par machine), ça attire les développeurs mais de l’autre côté il faut étendre le marché, agrandir son image. Peut-être qu’ils vont le faire mais si c’est pour viser le même public de geeks fortunés…

Midway, THQ et EA annoncent tout les trois des pertes pour le Q3 2007. Dans un marché ayant quasiment doublé en sept ans, c’est balaise. Surtout pour EA qui a quand même sorti ses grosses cartouches durant ce Q3 (Madden et FIFA). Ca n’a pas suffit. Le modèle est mort. Même si la concurrence est forte, ça veut aussi dire que les coûts de production ne sont pas du tout gérés. Ou très mal. Je rappelle que Spore sortira l’année prochaine après huit ans de développement. Pareil pour un MGS 4 (vous avez cru au trailer qui disait avant 08 ? lol), c’est du n’importe quoi.

Pourquoi les joueurs sont vexés aujourd’hui ? Soit on fait des jeux en trois mois à la Brain Academy, soit on fait des jeux sur cinq, six ans grosses superproductions tellement attendues que l’objectivité fasse à l’intérêt du gameplay devient secondaire. Soit on fait des suites avec des bugs non corrigés. Genre Madden 08:

"I thought that the free agent pool bug had been patched several weeks ago, but I was incorrect. It’s going to be patched. This is a game that grossed $100 MILLION in revenue the FIRST WEEK, and it takes over two months to get a patch. And counting.
It’s incredible, really."

Tu m’étonnes mec.

Dans tout les cas, les clients les joueurs gueulent avec raison.

Le milieu du gamedev n’est pas marrant dit Keita Takahashi. Il a raison, regardez comment Rockstar traite le studio qui a travailler deux ans et demi sur Manhunt2:  merci les gars, on ferme votre studio et on vous vire des crédits (via Costik.com). Sympa…

Bref économiquement et éthiquement cette industrie a beaucoup de choses à améliorer, comment voulez vous qu’en plus elle fasse de bons jeux ?

Du coup les réponses de Keita (keynote by Alice as usual) prennent un autre sens…


Photo by Gruntzooky (en plus grand si vous voyez po)

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Music

Humeur JazzyZen

Soil & "Pimp" Sessions, A Wheel Within A Wheel album Pimp Master 2005

Une valse composée par Art Blakey, un de ces géants du jazz. Cette reprise est fantastique, avec ce groove je dirais presque caractéristique des japonais: on pourrait croire qu’on va entendre Monday Michiru ou Shinichi Osawa au détour de l’intro.

C’est beau. Ca commence doucement et la musique fait de beaux mouvements. C’est ce que j’avais dans les oreilles ces derniers jours. Une sorte de mantra zen, qui donne envie de respirer en profondeur…

Soil et ses potes étaient en concert à la flèche d’or la semaine dernière. C’était apparemment terrible (il y a des morceaux brutaux, comme on peut le sentir sur les envolées de cuivres du morceau que je vous ai choisi) et je regrette encore d’avoir raté ça… Enjoy.

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Me Myself&I

Mini compïl’

  • La pub Nana avec les rires, putain je marche à tout les coups.

     

  • Dingue le nombre de pubs pour des jeux à la télé.

     

  • Arte, c’est Wikipedia Anime en fait.

     

  • Pas mal ce reportage sur les kamikazes. Etonné qu’ils ne fassent pas mention une seule seconde de l’usage d’une drogue japonaise bien connu aux US: la meth (euphorie, attention et énergie décuplées). Ben oui, on va pas s’écraser sur un bateau en zizgaguant les tirs juste en buvant une coupe de saké.

     

  • Conduire le soir tranquillou c’est vraiment cool. N’empêche qu’au bout de deux jours de caisse, plein le cul (stationnement mon ami) je retourne au train et à mes rêveries.

     

  • Un couple d’octogénaires qui se chamaille et qui n’arrive plus à s’entendre… Un n’entend plus et gigotte tout le temps. L’autre est une pierre inamovible qui oublie tout. Heureusement que j’ai connu mes grand parents à vélo et rigolards.

     

  • S’occuper de l’intendance pour trois, une sacrée corvée. Pas de surprises si le schéma familial classique avec une femme qui gère toute seule le foyer est en voie de disparition.

     

  • Le professeur Baulieu: ce mec déchire.

     

  • Depardieu qui exulte "Naardin !" dans "Le plus beau métier du monde", un grand moment de cinéma.

     

  • Ayé Heroes c’est naze: au premier épisode revoir tout les morts m’a gavé. Repartir sur gna gna organisation secrète, pffff… Les noirs sont traités bizarrement: un des rares à ne pas revenir de la saison 1 en est un, l’haïtien est un faire valoir muet, le métisse est un gamin et la nouvelle, ben il lui faut six épisodes pour se rendre compte de son pouvoir et encore, elle s’en ai pas encore vraiment servi, genre elle a pas compris so dumb. Ca me saoule. Conrad dans Weeds au moins, c’est plus sympa. Oh oui cette fin d’épisode 12… Troisième saison et ça reste irrévérencieux au possible. J’adore. Vous me conseillez quoi dans le genre ?
     

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Me Myself&I

Un quart de trop

Ce qu’il y a de difficile avec les bons documentaires, c’est qu’ils font en général passer un sale quart d’heure. J’ai eu du mal à finir les 4h de "When The Levees Broke" de Spike Lee, dans le genre c’est un très bon docu’. Et donc ça fout grave les boules. Je n’avais pas idée à quel point.

Résumé ? L’ouragan est annoncé et on conseille aux gens de partir. Certains restent, l’armée garantissant que les digues puissent tenir le choc. L’ouragan arrive, frôle les côtes. Les digues pètent en une cinquantaine d’endroits. La ville est inondée et le gouvernement mettra plus de temps pour arriver à la rescousse des survivants que l’aide internationale n’en a mis face au tsunami. Sans compter la suite…

La New Orleans, c’est 67% de noirs.

L’abandon, ça me parle.

Ce qui me permet de faire une transition vers cet état bizarre que je ressens en ce moment. Cette année, par la magie des communications et de l’informatique je me retrouve avec mes deux familles connectées et donc régulièrement en contact. C’est tout nouveau, avant c’était bien séparé, avec ma première famille on s’appellait moins d’une fois l’an et là c’est plutôt tout les deux mois. Je me suis dit qu’il fallait que je merge les deux, psychologiquement c’est moins compliqué. Mais c’est pas moins dur… Et cette semaine oh putain, c’est chargé.

Quand ça me frappe le plus fort ? Quand je m’y attends le moins déjà, c’est une constante il faut l’admettre. Quand je vois un vieux noir en train de groover dans une rue de la Nouvelle Orleans et que j’ai cette horrible envie égoïste, modelée par l’environnement de voir en lui juste comme ça, mon père. Je me fais la simulation un quart de seconde le temps de pomper le liquide lacrymal et je m’arrête juste avant que mon esprit ne fasse "doesn’t compute, fatal error".

J’ai ce désir d’avoir un monde noir autour de moi et en même temps le monde noir dans le pays le plus riche de la planète, on le laisse crever. Alors je suis bien ici ? Aïe mon cerveau, stop. Stop…

Même pas de quoi me faire un joli ciel bleu dans mon esprit…